Ce qui change au 1er septembre 2026 pour les salariés

Retraite, prélèvement à la source, arrêts maladie : plusieurs règles évoluent à la rentrée 2026 et peuvent avoir des conséquences concrètes sur la situation des salariés, intérimaires comme permanents.

La CFTC Adecco fait le point sur les principales mesures à connaître, avec un objectif : distinguer les changements réellement applicables des raccourcis qui peuvent parfois circuler.

À retenir

Retraite : certaines majorations de durée d’assurance liées aux enfants sont désormais mieux prises en compte, notamment pour la retraite anticipée pour carrière longue.

Prélèvement à la source : le taux calculé à partir de votre déclaration de revenus 2026 peut s’appliquer à compter de septembre.

Arrêts maladie : une première prescription est en principe limitée à 31 jours et une prolongation à 62 jours, mais des durées supérieures restent possibles lorsqu’elles sont médicalement justifiées.


Ce qui change au 1er septembre 2026 - CFTC Adecco

Retraite : une meilleure prise en compte de certains droits liés aux enfants

Deux décrets publiés à la fin du mois de juillet 2026 modifient plusieurs règles concernant la retraite des parents.

Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, certaines majorations ou bonifications de durée d’assurance accordées au titre des enfants peuvent désormais être prises en compte dans les périodes considérées comme cotisées pour l’accès à la retraite anticipée pour carrière longue.

Cette prise en compte est possible dans la limite de deux trimestres par assuré.

Cette évolution vise notamment à limiter certaines inégalités rencontrées par les parents, et particulièrement par les femmes, dont les interruptions ou réductions d’activité liées aux enfants peuvent avoir des conséquences sur leur carrière.

Attention : cela ne signifie pas que tous les parents pourront automatiquement partir deux trimestres plus tôt. L’effet de la mesure dépend de la carrière, du nombre de trimestres déjà acquis et des conditions permettant de bénéficier du dispositif carrière longue.

Le calcul de certaines retraites des parents évolue également

Une autre évolution concerne le calcul du revenu annuel moyen servant à déterminer certaines pensions.

Pour les bénéficiaires des majorations ou bonifications concernées, le nombre de meilleures années pouvant être retenues est réduit à 24 années pour un enfant et à 23 années à partir de deux enfants, au lieu des 25 meilleures années habituellement prises en compte dans les régimes concernés.

Là encore, l’impact dépend de la situation individuelle et du régime de retraite du salarié.

Les salariés proches d’un départ à la retraite ou remplissant potentiellement les conditions d’une carrière longue ont donc intérêt à vérifier leur relevé de carrière et, si nécessaire, à demander une simulation actualisée auprès de leur caisse de retraite.

Prélèvement à la source : votre taux peut changer en septembre

La déclaration de revenus effectuée au printemps 2026 permet à l’administration fiscale de calculer un nouveau taux de prélèvement à la source à partir des revenus déclarés au titre de 2025.

Ce nouveau taux peut être appliqué à compter du mois de septembre 2026 par l’employeur ou l’organisme qui verse les revenus.

Il est donc possible de constater une modification du montant prélevé sur le salaire alors même qu’aucune démarche récente n’a été effectuée par le salarié.

Le bon réflexe

Consultez votre espace personnel sur le site des Finances publiques. Si votre situation ou vos revenus ont évolué et que le taux calculé ne correspond plus à votre situation actuelle, vous pouvez demander son actualisation.

Un éventuel solde d’impôt peut également être prélevé

La rentrée correspond également à la régularisation de l’impôt sur les revenus perçus en 2025.

Lorsqu’un solde reste à payer après prise en compte des prélèvements déjà effectués, celui-ci peut être prélevé à partir de septembre. Selon le montant restant dû, le paiement peut être effectué en une fois ou être réparti sur plusieurs échéances.

Il faut donc distinguer deux choses : le nouveau taux de prélèvement appliqué au salaire et l’éventuelle régularisation de l’impôt de l’année précédente.

Arrêts maladie : 31 jours pour une première prescription

Depuis le 1er septembre 2026, de nouvelles règles encadrent les prescriptions d’arrêts de travail pour maladie.

Pour un arrêt initial, la durée pouvant être prescrite en une seule fois est en principe limitée à 31 jours.

Pour chaque prolongation, la durée prescrite en une seule fois est en principe limitée à 62 jours.

Le professionnel de santé doit également préciser les éléments médicaux justifiant l’interruption de travail à destination du service médical de l’Assurance maladie.

31 jours ne signifie pas qu’un arrêt maladie ne peut plus durer plusieurs mois.

Lorsque l’état de santé du patient le nécessite, le professionnel de santé peut dépasser les plafonds de 31 ou 62 jours. Il doit alors justifier médicalement cette durée plus longue sur la prescription.

Les accidents du travail et maladies professionnelles ne sont pas concernés par ces plafonds

Ces nouvelles règles concernent les arrêts de travail pour maladie. Les arrêts liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle (AT/MP) sont exclus de ce dispositif spécifique.

Les démarches habituelles du salarié restent par ailleurs nécessaires, notamment la transmission du volet destiné à l’employeur dans les délais applicables.

Intérimaires et permanents : pourquoi rester attentifs ?

Ces évolutions concernent aussi bien les salariés permanents que les salariés intérimaires lorsqu’ils remplissent les conditions prévues par les dispositifs concernés.

Pour les intérimaires, la succession de contrats, les périodes sans mission ou les changements d’entreprise utilisatrice peuvent parfois rendre le suivi administratif plus complexe.

Il reste donc important de conserver ses bulletins de salaire, relevés d’indemnités journalières, attestations et documents relatifs à sa carrière afin de pouvoir vérifier ses droits.

La CFTC Adecco vous conseille

Vérifiez votre bulletin de salaire de septembre si votre prélèvement à la source évolue.

Si vous êtes concerné par une carrière longue ou proche de la retraite, consultez votre relevé de carrière afin de vérifier l’impact éventuel des nouvelles règles.

Et concernant les arrêts maladie, retenez surtout qu’il s’agit de plafonds de prescription en une seule fois et non d’une obligation de reprendre le travail au bout de 31 ou 62 jours.

Sources officielles

Retraite :
Service-Public.fr – Des changements dans les bonifications de retraite liées aux enfants

Légifrance – Décret n° 2026-699 du 29 juillet 2026 relatif aux pensions de retraite des parents

Légifrance – Décret n° 2026-700 du 29 juillet 2026 relatif aux pensions de retraite des parents

Prélèvement à la source :
impots.gouv.fr – Les modalités de la déclaration de revenus en 2026

Arrêts maladie :
Assurance Maladie – Arrêts de travail pour maladie : ce qui change au 1er septembre 2026

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