Pouvoir d’achat Adecco : carburant, CPF et PERCOL sous tension en 2026

Depuis plusieurs semaines, les salariés, permanents comme intérimaires, subissent une accumulation de contraintes qui pèsent directement sur leur pouvoir d’achat. Hausse du carburant liée au contexte international, durcissement de l’accès à certaines formations, absence de mesures concrètes côté direction : la situation devient préoccupante.

À retenir
Pour la CFTC Adecco, la question du pouvoir d’achat ne peut pas être renvoyée à plus tard. Quand les frais de déplacement augmentent, que l’accès à la formation se renchérit et que les salariés doivent arbitrer leurs dépenses, des réponses concrètes doivent être apportées sans délai.

Carburant : une urgence sociale qui appelle des mesures immédiates

La CFTC Adecco a alerté la direction dès le 1er avril sur l’impact immédiat de la hausse des prix du carburant. Dans son courrier, elle a formulé plusieurs propositions concrètes pour limiter les effets de cette situation sur les salariés.

Parmi ces demandes figuraient notamment la limitation des déplacements au strict nécessaire, le recours renforcé au télétravail lorsque les fonctions le permettent, la revalorisation temporaire du barème des indemnités kilométriques, l’attribution d’une prime exceptionnelle carburant, l’encouragement du covoiturage ainsi qu’un traitement rapide des notes de frais.

L’objectif est simple : permettre aux salariés de continuer à travailler et à se déplacer sans subir seuls le choc de la hausse des coûts.

Une fin de non-recevoir qui interroge

Lors des échanges récents, la direction n’a pas apporté de réponse concrète aux propositions portées par la CFTC. L’argument avancé d’une amélioration rapide du contexte international ne répond pas aux difficultés immédiates rencontrées sur le terrain.

Or, pour beaucoup de salariés, la question n’est pas théorique. Elle est très concrète : comment financer les trajets domicile-travail ou domicile-mission lorsque les dépenses de carburant augmentent fortement et durablement ?

Pour la CFTC, il ne suffit pas de constater les difficultés. Il faut ouvrir des discussions utiles et examiner sans tarder des mesures temporaires, pragmatiques et socialement responsables.

Position CFTC
Limiter les déplacements inutiles, faciliter le télétravail quand il est possible, accélérer le remboursement des frais et étudier des mesures de soutien ciblées relèvent d’une logique de responsabilité sociale. Ce sont des leviers concrets, immédiatement compréhensibles par les salariés.

CPF : un nouveau reste à charge qui complique l’accès à la formation

Autre évolution défavorable pour les salariés : depuis le 2 avril 2026, le reste à charge du CPF est porté à 150 euros pour les bénéficiaires concernés. Cette hausse s’inscrit dans une logique de restriction budgétaire qui pèse directement sur l’accès à la formation.

Certains publics restent exonérés, notamment les demandeurs d’emploi ou les salariés bénéficiant d’un abondement. Mais pour de nombreux actifs, cette augmentation constitue un frein supplémentaire.

Dans une période où les parcours professionnels sont plus incertains, où les reconversions se multiplient et où la montée en compétences est régulièrement présentée comme une priorité, ce signal est loin d’être neutre.

Un contexte économique qui reste fragile

Cette pression sur le pouvoir d’achat intervient dans un environnement économique qui demeure tendu. Les dernières tendances de l’emploi intérimaire confirment une situation contrastée selon les secteurs.

Si l’industrie résiste et progresse, d’autres secteurs restent orientés à la baisse. Dans ce contexte, la prudence des entreprises ne doit pas conduire à laisser les salariés absorber seuls les conséquences économiques du moment.

Pour la CFTC Adecco, la vigilance doit porter à la fois sur l’emploi, sur les conditions de déplacement, sur l’accès à la formation et plus largement sur tout ce qui touche à la vie quotidienne des salariés.

PERCOL, participation, pouvoir d’achat : une même exigence de cohérence

Les discussions récentes autour du PERCOL ont également mis en évidence un point de fond : les salariés attendent des mesures utiles, lisibles et concrètes. Le maintien d’un abondement inchangé, assorti d’un simple engagement de rediscussion ultérieure, ne répond pas à cette attente.

De la même manière, l’absence de participation et l’absence de réponse concrète sur les frais de carburant nourrissent un sentiment d’écart entre les difficultés vécues par les salariés et les réponses apportées par la direction.

Pour la CFTC, les sujets ne doivent pas être traités séparément. Pouvoir d’achat, épargne salariale, frais professionnels, accès à la formation : tout cela participe d’une même réalité sociale.

Ce que la CFTC continuera de porter

La CFTC Adecco restera mobilisée pour demander :

  • des mesures immédiates sur les frais liés aux déplacements ;
  • une politique plus protectrice sur le pouvoir d’achat ;
  • des réponses concrètes et non simplement renvoyées à plus tard ;
  • une attention particulière aux salariés les plus exposés, qu’ils soient permanents ou intérimaires.

Dans un contexte tendu, la responsabilité sociale suppose de regarder les réalités du terrain avec lucidité et d’apporter des solutions à la hauteur des difficultés rencontrées.

En conclusion

Hausse du carburant, reste à charge CPF relevé, absence d’avancée immédiate sur certaines revendications : les signaux envoyés aux salariés sont préoccupants. Pour la CFTC Adecco, il est indispensable de remettre au centre des discussions les conditions concrètes de vie et de travail.

Le pouvoir d’achat ne peut pas être traité comme un sujet secondaire. Il engage directement la capacité des salariés à se déplacer, à se former, à travailler et à vivre dignement de leur activité.

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