NAO 2026 chez Adecco : la position de la CFTC, en toute transparence

Négociations Annuelles Obligatoires 2026 chez Adecco : un accord signé par nécessité, pas par satisfaction

Contexte

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sont un moment clé du dialogue social.
Elles portent notamment sur les salaires, le pouvoir d’achat et certaines mesures sociales applicables aux salariés permanents.

Les NAO 2026 chez Adecco se sont déroulées dans un contexte de dialogue social fortement contraint.
Après plusieurs séances de négociation et malgré des revendications syndicales claires,
la direction a présenté des propositions jugées insuffisantes par la majorité des organisations représentatives,
dont la CFTC.

Pour comprendre la position de la CFTC en 2026, il est indispensable de replacer cette négociation dans son historique récent.

Repères : ce qui s’est passé en 2024 et 2025

NAO 2024 : un accord signé avec des mesures concrètes

En 2024, un accord NAO a été signé chez Adecco France.
Il comportait plusieurs mesures concernant notamment les minima internes,
l’ancienneté, certaines primes et des dispositifs liés à la mobilité et au télétravail.

Ces mesures restaient en deçà des revendications portées par la CFTC,
mais elles constituaient néanmoins un socle d’avancées identifiables pour les salariés.

NAO 2025 : un procès-verbal de désaccord

En 2025, les discussions n’ont pas abouti.
Un procès-verbal de désaccord a été établi,
conduisant à une année sans accord NAO et sans revalorisation collective issue d’une négociation.

Dans un contexte marqué par l’inflation et la hausse du coût de la vie,
cette absence d’accord a été fortement ressentie par les salariés.

C’est dans ce contexte que se sont ouvertes les NAO 2026,
avec un risque réel de voir les salariés repartir, une nouvelle fois, sans aucune mesure.

NAO 2026 : un dialogue social fortement contraint

Les négociations pour l’année 2026 ont confirmé un cadre de discussion extrêmement restreint.
Les marges de négociation sont restées limitées,
et plusieurs revendications structurantes n’ont pas trouvé d’écho.

Face à cette situation, la CFTC a été confrontée à un choix difficile :

  • accepter un accord minimal,
  • ou refuser et laisser les salariés sans aucune amélioration, comme en 2025.

Pourquoi la CFTC a-t-elle signé ?

La CFTC souhaite être totalement transparente envers les salariés qu’elle représente.

  • La CFTC n’a pas signé par satisfaction.
  • La CFTC n’a pas estimé que les propositions étaient à la hauteur des besoins des salariés.
  • La signature a été faite par dépôt, afin d’éviter une répétition de l’absence totale d’accord
    qui aurait laissé les salariés sans aucune avancée tangible.

« Nous avons choisi d’éviter le pire, même si ce n’est pas le meilleur. »

Un choix responsable, pas un chèque en blanc

Cette signature ne vaut ni approbation du contenu de l’accord,
ni caution du fonctionnement actuel des NAO.
Elle s’inscrit dans une logique de responsabilité syndicale,
dans un contexte de négociation verrouillé.

La CFTC reste pleinement mobilisée pour exiger, à l’avenir,
des négociations plus équilibrées et réellement utiles aux salariés.

Des points positifs… mais insuffisants

La CFTC reconnaît que certains ajustements ont été obtenus dans le cadre de cet accord,
notamment :

  • une amélioration de la prise en charge de la mutuelle ;
  • un ajustement des règles liées à l’ancienneté ;
  • quelques mesures ponctuelles bénéficiant à certains salariés.

Cependant, ces évolutions restent insuffisantes au regard des efforts quotidiens fournis
par les salariés Adecco, dans un contexte économique toujours plus contraint.

Ce que ce cycle de NAO dit du dialogue social chez Adecco

Plusieurs constats se dégagent de ces négociations :

  • un rapport de forces déséquilibré limitant fortement les marges syndicales ;
  • une négociation plus formelle que réelle ;
  • des marges quasi inexistantes sur les sujets structurants :
    revalorisation des salaires de base,
    équité entre les lettres de grille,
    mesures homogènes pour l’ensemble des salariés.

La CFTC refuse de cautionner ce fonctionnement,
mais refuse également de laisser les salariés sans aucune mesure,
dans un contexte où chaque euro compte.

Documents de référence NAO

Et maintenant ?

La signature de cet accord ne marque pas la fin du dialogue social.
Elle rend au contraire indispensable un suivi attentif de son application sur le terrain.

La CFTC invite les salariés à :

  • nous remonter leurs situations concrètes ;
  • partager leurs retours sur l’application des mesures ;
  • faire vivre le dialogue social dans leur quotidien professionnel.

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