NAO Adecco 2026 : une signature utile, mais des attentes toujours fortes

NAO Adecco 2026 : une signature utile, mais des attentes toujours fortes

Les négociations annuelles obligatoires chez Adecco se sont achevées. Comme nous l’avons rappelé dans notre communication récente, ces NAO ne reflètent pas pleinement tous les efforts fournis au quotidien par les salariés. Pour autant, il n’était pas acceptable de revivre une situation sans avancée, comme l’an dernier.

La CFTC a donc fait un choix clair : obtenir du concret, même partiel, plutôt que laisser s’installer l’immobilisme. Cette signature n’efface ni les attentes, ni les revendications. Elle s’inscrit dans une logique simple : défendre utilement les salariés, sans renoncer à demander davantage.

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Ce qu’il faut retenir

La CFTC n’a pas considéré que le résultat était pleinement satisfaisant. Elle a choisi de signer pour éviter une nouvelle année sans avancée concrète pour les salariés.

Éviter une nouvelle année sans résultat

Dans cette négociation, la question était simple : fallait-il repartir sur une nouvelle année sans avancée réelle, ou sécuriser les mesures qui pouvaient l’être dès maintenant ?

La CFTC a choisi la responsabilité. Signer un accord ne signifie pas considérer que tout est satisfaisant. Cela signifie, dans ce cas précis, refuser le statu quo et permettre à des mesures concrètes de produire des effets pour les salariés.

Cette position est cohérente avec notre engagement syndical : être exigeants sur le fond, mais utiles dans les résultats.

Des avancées à connaître

Les NAO 2026 n’apportent pas toutes les réponses attendues. Mais plusieurs mesures ont été obtenues et doivent être connues des salariés.

Frais de santé

La répartition des cotisations santé évolue avec une prise en charge portée à 60 % par l’employeur et 40 % par le salarié. Cette évolution constitue un élément concret pour le budget des salariés concernés.

Titres restaurant

La valeur faciale des titres restaurant progresse en deux étapes :

  • au 1er juillet : 9 € à 9,50 € ;
  • au 1er décembre : 9,50 € à 10 €.

CDI-I

L’ouverture d’une négociation dédiée avec prise en compte des spécificités du CDI-I constitue également un point important. Ce sujet mérite un traitement sérieux, adapté à la réalité de ce dispositif et aux attentes des salariés concernés.

Salaires et primes

Plusieurs éléments ont également été mis en avant sur le volet rémunération :

  • + 50 € sur 5 classifications pour les salaires minimums ;
  • une enveloppe de 0,8 % de la masse salariale ;
  • la reconduction de dispositifs existants concernant notamment les transports, le forfait mobilité, le télétravail, le 13e mois et la prime tutorat.

Point de vigilance

Ces avancées existent, mais elles ne répondent pas à toutes les attentes. La CFTC continue de défendre une meilleure reconnaissance salariale, des augmentations plus lisibles et des mesures plus fortes en faveur du pouvoir d’achat.

Des résultats qui restent insuffisants

Reconnaître des avancées ne signifie pas considérer que les attentes sont satisfaites. La CFTC a rappelé avec clarté que la reconnaissance du travail fourni devait aller plus loin.

Nous continuons de porter plusieurs demandes fortes :

  • de véritables augmentations générales ;
  • une prime de valeur ajoutée ;
  • un meilleur niveau de reconnaissance salariale ;
  • la poursuite des dispositifs qui répondent aux contraintes concrètes du quotidien.

La question du pouvoir d’achat reste centrale. La reconnaissance du travail ne peut pas rester partielle ou trop limitée dans ses effets.

Une signature qui ne vaut pas approbation globale

La signature de la CFTC ne doit pas être interprétée comme une validation sans réserve de l’ensemble du résultat. Elle traduit un choix syndical assumé : ne pas laisser les salariés sans aucune avancée lorsque certaines mesures peuvent être obtenues.

Autrement dit, cette signature est un choix d’utilité immédiate, et non un renoncement aux revendications que nous continuons de porter.

Le travail syndical ne s’arrête pas à la fin d’une négociation. Il se poursuit dans le suivi de l’application des mesures, dans l’analyse de leurs effets réels et dans la préparation des prochaines étapes du dialogue social.

Ce que la CFTC continuera de défendre

Pour les salariés Adecco, intérimaires comme permanents, nos priorités restent les mêmes :

  • défendre le pouvoir d’achat ;
  • obtenir une reconnaissance plus juste du travail fourni ;
  • faire vivre un dialogue social utile, concret et respectueux ;
  • veiller à ce que les annonces se traduisent réellement dans les faits.

La ligne de la CFTC reste constante : obtenir du concret quand c’est possible, et continuer à revendiquer lorsque cela ne suffit pas.

En conclusion

Les NAO Adecco 2026 ne répondent pas à toutes les attentes. Mais elles ne se traduisent pas non plus par une nouvelle année blanche. Dans cet espace entre insuffisance et utilité, la CFTC a pris ses responsabilités.

Notre engagement reste inchangé : défendre les salariés avec lucidité, constance et sens du résultat.

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